Mary Cassatt, an American in Paris

Une femme peintre, une femme impressionniste, une femme moderne …

C’est au Musée Jacquemart-André que j’ai vu l’exposition de Mary Cassatt il y a déjà quelque temps. Je connaissais peu ses œuvres et ai été conquise par la fraîcheur de ses toiles, par la variété de son style et par la tendresse qui émane de ses représentations de mères avec leurs enfants.

Autoportrait Mary Cassatt

Si l’histoire d’amour entre Mary Cassatt et Paris a duré près de 60 ans, elle ne fut pas toujours harmonieuse. En effet, l’accueil réservé aux artistes américains à Paris est, à cette époque, plutôt mitigé.

Mary Cassatt apparaît comme une américaine charmante, enjouée, vêtue avec le raffinement d’une Française. Mais elle est bien décidée à mener non seulement sa vie mais également son œuvre à la française.

Elle passe ses journées de la même manière que ses confrères français. Comme Berthe Morisot, (il ne faut pas oublier que l’école des Beaux Arts est alors interdite aux femmes !) elle se rend régulièrement au Louvre pour y copier les œuvres célèbres et elle y multiplie les relations sociales. Elle sera finalement acceptée dans le monde artistique parisien.

Mary Cassatt excelle tout particulièrement dans l’art du portrait qu’elle approche de manière expérimentale. Influencée par le mouvement impressionniste, elle a pour sujet de prédilection les membres de sa famille qu’elle représente dans leur environnement intime. Sa sœur dont elle admire l’élégance lui servira souvent de modèle.

Très vite, les portraits de Mary Cassatt la rendent célèbre. Le thème mère-enfant deviendra d’ailleurs sa signature comme, à la même époque, le ballet était celle de Degas. Degas, dont l’univers artistique l’influencera plus encore que Pissarro, Sisley ou Monet…

Même si elle se déclare impressionniste, elle préfère se qualifier «d’indépendante » car ce terme suggère une approche expérimentale plutôt qu’un style pictural.

Elle se lance dans de nouvelles techniques : eau-forte, pointe sèche, aquatinte… Elle étudie également l’art japonais et elle recommande d’étudier « ces artistes authentiques d’il y a longtemps ». Les compliments les plus chaleureux portent d’ailleurs sur sa technique du dessin.

Elle éprouve une profonde admiration pour les artistes auprès de qui elle travaille. A propos de Pissarro, à qui elle envoie des étudiants américains désireux d’apprendre le style impressionniste, elle dit qu’il est « un tel professeur qu’il apprendrait aux pierres à dessiner correctement ».

Degas fut l’un de ses plus proches amis. Particulièrement avare de compliments, il commenta un jour la ligne du bras d’une femme cueillant un fruit, peint par Mary Cassatt, en s’écriant : « aucune femme n’a le droit de dessiner comme ça !» . Mary Cassatt, femme moderne par excellence, sut apprécier la plaisanterie…

7 commentaires sur “Mary Cassatt, an American in Paris

  1. magnifique ! c’est passionnant de lire tes commentaires d’autant plus que je ne connaissais pas ce peintre.
    Quel délicatesse dans ses tableaux ! gros bious

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